21
Mar

Témoignages

Les élèves parlent de leur visite à Auschwitz et Birkenau

Nous avons mené cette année le projet HMT (Histoire mémoire et transmission). Dans ce contexte, 52 élèves de terminale sont allé visiter les camps d’Auschwitz et de Birkenau, ainsi que la ville de Cracovie, les restes de son Ghetto, la place des héros, qui commémore l’histoire des déportés de Cracovie. Ils sont également passés devant l’usine d’Oscar Schindler, mise en scène dans le célèbre film « La liste de Schindler ». 

Dans ce cadre, il a été demandé aux élèves de rédiger de petits articles afin de résumer ce séjour. L’objectif étant que chacun se sente responsable de la transmission de ses émotions, et puisse donner un petit aperçu des éléments marquants de ce séjour.

Memoria Auscwitz-Birkenau - VARIN Élise, VARIN Marilou, MCLEROY Séléna

Visiter Auschwitz-Birkenau, ce n’est pas simplement découvrir un lieu chargé d’histoire, c’est se confronter à l’horreur et à la mémoire d’une tragédie humaine sans précédent. Chaque vestige, chaque témoignage, chaque silence résonne comme un rappel du devoir de transmission. Cette visite n’était pas une simple leçon d’histoire, mais une prise de conscience profonde de l’ampleur des crimes qui s’y sont déroulés. Face à ces traces du passé, nous avons mesuré l’importance de se souvenir, afin que jamais de tels événements ne puissent se reproduire.

Ce voyage a été une expérience marquante, nous offrant une meilleure compréhension de cette période sombre de l’histoire, marquée par l’horreur et la destruction. En tant que jeunes, il est parfois difficile de mesurer l’ampleur des événements et leur impact sur le monde. La photo ci-contre illustre avec force l’oppression et la privation de liberté subies par des millions de personnes et l’horreur subie par celles-ci. Au-delà de cette prise de conscience, ce voyage porte en lui un devoir de transmission : il nous appartient désormais de partager cette mémoire, afin que l’oubli ne l’emporte jamais sur le souvenir.

Varin Elise

En étudiant les atrocités ayant pris place dans ce lieu, il est impossible de s’imaginer la grandeur de cet endroit à travers des images. Une fois sur place, tous ces évènements deviennent beaucoup plus réel surtout en voyant la grandeur du lieu qui s’étend au-delà de notre vision. Nous pouvons étudier ce qu’il s’est passé dans ces camps autant que l’on veut mais cela ne comparera jamais à l’effet que cela fait quand nous sommes sur place. Visiter ce lieu n’a pas seulement un but éducatif mais aussi de transmission et de message à ne jamais reproduire les actions commises là-bas.

Mcelroy Séléna

Étudier les tragédies survenues dans ce lieu est une chose, mais les comprendre réellement en étant sur place en est une autre. La grandeur du site et l’ampleur des événements deviennent palpables, et ce que l’on peut lire ou voir ne rend jamais aussi bien que la réalité. La photo ci-contre, avec les tours imposantes, symbolise la domination subie par les victimes de cet évènement. Il nous appartient désormais de partager cette mémoire pour que ces événements ne se répètent jamais.

Varin Marilou

Histoire, Mémoire et Transmission - BOUCHAREB Kamela

Au début de ce mois de février, avec 45 élèves de Terminale de l’Institution Sainte Jeanne D’arc, nous avons eu le privilège de nous rendre à Auschwitz. Ce fut un voyage que nos professeurs ainsi que notre directeur préparaient depuis presque un an, afin de continuer le projet « Histoire, Mémoire et Transmission ».

Ce séjour est devenu pour chacun d’entre nous un souvenir indélébile, qui nous a profondément bouleversé et qui restera de manière impérissable dans notre mémoire. C’est en foulant le sol du plus tristement célèbre des camps de concentration nazis, que nous avons été frappés par l’ampleur du drame qui s’y est déroulé pendant la Seconde Guerre mondiale. Car même en ayant déjà des connaissances au préalable sur la Shoah, ce séjour nous à permis d’enrichir notre compréhension, et ce, bien au-delà des manuels scolaires.

On ne peut imaginer les choses de la même manière une fois sur ce lieu, où près de 1,1millions de personnes y sont décédées. Les baraquements, les objets personnels retrouvés, les chambres à gaz : chaque élément nous renvoyait à la réalité de l’indescriptible souffrance de ceux qui y ont été déportés. De plus, nous avons eu l’honneur de pouvoir écouter par téléphone le témoignage de Madame Polak, une survivante d’Auschwitz, alors que nous étions à même ce lieu, dans lequel elle a vécu l’atrocité. Cela à renforcer la portée et la force de ses propos, nous émouvant au plus haut point, à la fin de cette journée riche en émotions.

En rentrant à l’auberge de jeunesse le soir même, nous fume tous d’accord pour dire que nous ne nous attendions pas à voir un camp aussi grand, qu’est celui d’Auschwitz-Birkenau. Le camp, immense et silencieux, que nous venions de visiter nous avais laisser sans voix, avec ses rangées interminables de bâtiments en briques et de barbelés formant une scène d’une tristesse infinie. Un contraste frappant avec les images figées qu’on nous montrer en classe, mais qui a pris vie avec une force bouleversante.

Finalement, ce voyage n’a pas été qu’un simple déplacement scolaire, il a été une immersion profonde dans l’Histoire, qui nous a poussé à réfléchir à la mémoire collective et à la nécessité de ne jamais oublier. On s’est rendu compte que la mémoire est fragile et que ce qu’on a vu là-bas, c’est un devoir de transmission. Nous devons témoigner pour les générations futures, afin de ne pas oublier les erreurs du passé, d’où le projet Histoire, Mémoire et Transmission mis en place dans notre établissement.

Témoignage de Nathan DIETSCH-WEISS

La visite des camps d’Auschwitz est et restera sûrement l’un de mes souvenirs les plus marquants. Certes, il parait inimaginable que de tels atrocités aient eu lieu dans notre histoire, cependant tout est vrai. Il y a bel et bien eu plus d’un million de décès dans ces camps. Malgré les cheveux, les bagages, les prothèses et les affaires de déportés que nous avons vu, c’est un nombre infime au bilan réel de tout ce qui s’est produit. Ce qui m’a le plus marqué lors de cette visite est sûrement l’ambiance générale, tout est calme et tout semble avoir perdu la vie, même 80 ans après, ces camps sont destinés à garder cette trace de l’atrocité humaine pour nous faire rappeler à tous que l’humain est capable du pire et que même 80 ans après, il peut toujours en être capable.